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SOS pangolin

L’origine de la pandémie de covid-19 ? Le pangolin infecté par la chauve-souris ? La Chine a dû interdire la consommation de tous les animaux sauvages… Alors c’est quoi cette histoire de pangolin, de chauve-souris et de bestiole qui pourraient être à l’origine de la pandémie de covid-19 ? Une chauve-souris enragée, un manoir lugubre, […]

L’origine de la pandémie de covid-19 ? Le pangolin infecté par la chauve-souris ? La Chine a dû interdire la consommation de tous les animaux sauvages…

Alors c’est quoi cette histoire de pangolin, de chauve-souris et de bestiole qui pourraient être à l’origine de la pandémie de covid-19 ?

Une chauve-souris enragée, un manoir lugubre, une nuit de pleine lune, un pangolin mâle, le sang et puis le hululement des chouettes. En Chine, pas dans les Carpates. En Chine, où l’on mange tout et n’importe quoi, comme nous autres Français avec nos assiettes d’escargots, de grenouilles et d’andouillettes. Arrive Tchang qui descend de sa voiture (oui, Tchang, comme dans « Le lotus bleu » et « Tintin au Tibet »). Il vient d’appeler deux investisseurs avec lesquels il a monté un business d’export de jouets qui a franchement cartonné, Noël dernier.

Pour fêter ça, Tchang a une idée en tête, un ragoût de pangolin arrosé d’alcool blanc. Sauf que le pangolin, encore faut-il le trouver. Cet animal sauvage est protégé, car menacé d’extinction. C’est donc à un intermédiaire, en contact avec des braconniers hongkongais, que Tchang s’est adressé. Le pangolin, c’est l’animal le plus braconné au monde.

Entre 500 000 et 2,7 millions de pangolins sont capturés, chaque année, dans les forêts d’Asie et d’Afrique. Cette espèce de dinosaure couvert d’écailles, les Chinois, ça les rend complètement dingues, comme en Afrique la viande de brousse, le singe par exemple, ou bien chez nous, le gibier, lièvre, sanglier, chevreuil.

Dans le pangolin, les Chinois mangent tout, absolument tout. La viande, en fricassée ou longuement cuisinée en sauce. Les écailles, certains en font des bouillons, pendant que d’autres les transforment en poudre pour leurs pouvoirs aphrodisiaques et leurs qualités médicinales supposés. Le sang également, aux vertus anti-inflammatoires et anticoagulantes, que l’on boit allongé d’alcool. Et même les fœtus, recherchés par les médecins. Enfin la langue, plus longue que le corps de l’animal, ça c’est le must.

Les prix sont délirants, le kilo de viande de pangolin se négocierait à plus de 1 000 dollars. Et Tchang en a trouvé presque un kilo, c’est quasi inespéré. Car début janvier, une rumeur a commencé à courir, ce petit animal aurait pu servir d’hôte intermédiaire dans la pandémie de coronavirus. Un schéma classique : une chauve-souris qui mord un pangolin qui transmet à l’homme. Et en quelques jours, c’est toute la région de Wuhan qui se retrouve infectée. C’est l’effet papillon doublé de l’effet pangolin.

Fin février, la Chine a annoncé l’interdiction de la vente et de la consommation de tous les animaux sauvages. Le comble, c’est peut-être le covid-19 qui va sauver le pangolin de l’extinction !

En attendant, Tchang vient de laisser un message codé très court à ses deux associés. Hors de question de laisser des traces :  GALOPINN_21h.