Le printemps est déjà chaud !

Gros, gros succès que ces manifestations pour faire pression sur les gouvernements qui ne luttent par suffisamment contre le réchauffement climatique. L’urgence de dire stop, car il faut agir et vite.

Mosaïque des pancartes brandies par les jeunes lors de la Grève mondiale pour le climat, le 15 mars dernier à Paris.

C'est une nouvelle génération qui se met en marche dans les pas de cette jeune Suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, qui a décidé, il y a plus de six mois, de ne plus venir en cours le vendredi. De s’asseoir sur le trottoir avec une pancarte, à l’extérieur du parlement suédois. « Skolstrejk för klimatet », grève pour le climat.

En décembre, elle se retrouve invitée à la COP24 par l’ONG Climate Justice Now. Elle monte à la tribune : « Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout… et pourtant vous leur volez leur avenir ! Devant leurs propres yeux. Si les solutions au sein du système sont impossibles à trouver, alors peut-être devrions-nous changer le système lui-même. » Et là dans la salle, ça bronche pas. Qu’une ado prononce les mots que les politiques n’arrivent pas à dire !

L’élément déclencheur pour Greta Thunberg, c’est à 11 ans, une dépression. Et là, elle se dit : « C’est une perte de temps d’être déprimée. Je pourrais plutôt faire quelque chose de bien de ma vie… J’ai donc décidé d’essayer de faire bouger les choses. »

Et les choses bougent. Quelques semaines après, c’est L’Affaire du Siècle, une pétition pour que la France respecte enfin ses engagements pour le climat. Du jamais vu : en quelques jours, c’est plus de deux millions de signatures. Les 15 et 16 mars, dans toute la France, ce sont des milliers de gens, dont beaucoup de jeunes, qui sont descendus dans la rue à l’appel de Greta Thunberg, pour marcher : la « Grève mondiale pour le futur ».

Scandant des slogans, tenant des pancartes fabriquées le matin même. Quelques mots tracés au feutre, inattendus, décalés, provocants voire grossiers… Les mots d’une autre génération, collégiens, lycéens, étudiants qui ont bon espoir de faire bouger les choses.

« Climassacre à la tronçonneuse… Que le second degré ne reste qu’une mauvaise blague … La planète vous la voulez bleue ou bien cuite ? … Sauvons la planète, bordel … Bougez votre cul, la planète meurt … Quand c’est fondu, c’est foutu … Arrête de niker ta mer … Phoque le réchauffement climatique … Les saisons sont aussi irrégulières que mes règles … Bouffe des chattes, pas des vaches … La planète, ma chatte, protégeons les zones humides … Plus de clito, moins de glipho … La planète est plus chaude que ma chatte … Bouffe mon clito, pas mon climat … Chauffez-nous le clito, pas la planète »

Les filles sont dans la rue. C’est Georges Bernanos qui écrivait : « C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. » Le printemps est déjà chaud !